- Praticien hypnose
ericksonienne et PNL
Par l'auteur de ce site, à partir du 05 juillet 2008 à CAEN - En savoir plus
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ericksonienne
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Thérapies
Voici un aperçu
des approches que je pratique dans une thérapie des troubles alimentaires.
Elles sont efficaces quand elles sont utilisées de manière
intégrative : prendre dans chaque discipline ce qui est pertinent
dans le cadre d'une difficulté et d'une personnes données.
Il ne s'agit pas de s'enfermer dans une pratique mono-focale.
Approche
cognitive et comportementale
"Dans une
casserole, il y a un désordre apparent, mais si l'on tire sur un
spaghetti on peut le suivre du début à la fin."
Kjell
Nordstroem
Définition
La thérapie
cognitive s’installe peu à peu à partir des années
60, avec T. Beck. Travaillant originellement sur la dépression,
il relève l’existence de blocages cognitifs au changement : pensées
automatiques, dialogue intérieur… Loin de la psychanalyse, ces processus
de pensées portent sur des sujets bien « concrets ».
A partir de ce constat va se mettre en place un modèle cognitif,
adaptable notamment aux troubles anxieux.
L’approche
cognitivo-comportementale (pour parler plus simplement, l’analyse des pensées,
croyances et des comportements qu’elles provoquent) est un élément
essentiel et fondateur de toute démarche thérapeutique.
Chaque être
humain vit des situations. Ces situations sont interprétées
par l'intermédiaire de pensées (autoverbalisations) ou d'images
mentales (dialogue intérieur).
De ces pensées,
croyances et représentations mentales dépendront l'humeur
et le comportement de l’individu.
Le système
cognitivo-comportemental de l'individu pourrait être représenté
comme suit :

Les thérapies
cognitives et comportementales étudient ce système, mettent
en valeur des disfonctionnement ou distorsions au niveau cognitif (pensées,
...). L'approche cognitive a pour but de restructurer ces schémas.
Les différents
types de distorsions cognitives, de pensées dysfonctionnelles sont
identifiés, définis et expliqués afin de pouvoir ensuite
les remettre en cause, les modifier ou les éliminer et permettre
ainsi de nouveaux comportements plus adaptés.

Nous
pensons
« Je
pense donc je suis »
A tout moment
nous pensons. Ce qui est cognitif regroupe les pensées, système
de représentation, images mentale que nous mettons en place entre
nous et la réalité. Ce système de représentation
s’établit en fonction de nombreux filtres, détaillés
précédemment. Nous construisons donc notre propre lecture
de la réalité.
Ce que nous
pensons
« J’en
pense plus de bien que de mal », « j’en pense plus de mal que
de bien ».
Si on mène
l’enquête, on se rend compte que chaque individu va avoir une lecture
personnelle de la réalité, plus ou moins adaptée au
bien-être. Schématiquement, cette adaptation va se révéler
par la proportion de pensées négatives et positives :

La restructuration
cognitive va donc avoir notamment pour but de rétablir un certain
équilibre, diminuer les proportions du négatif, augmenter
celles du positif, cela non pas en sombrant dan un positivisme béat
mais en observant la réalité le plus objectivement possible.

Pensée
et émotion
« Nous
ressentons ce que nous pensons »
C’est là
un élément essentiel. Si nous reprenons le schéma
précédemment utilisé, il y a un lien à bien
intégrer. Ce n’est pas la réalité que nous ressentons
mais ce que nous pensons de la réalité.
On vit une
situation, on en pense quelque chose. De ce qui est pensé découleront
et dépendront les émotions, comportements.
Il y a quelques
années je travaillais avec une jeune phobique sociale. Elle ne voulais
plus sortir. Nous découvrîmes qu’elle avait un grand-père
dont le dicton favori était : « l’homme est un loup pour l’homme
». Peu à peu, elle avait intégré ce dicton,
le posant comme une vérité absolue. Tout le monde lui reprochait
de ne pas vouloir sortie. Je lui dis à l’époque : «
Tu as entièrement raison de ne pas sortir. Aller au milieu des loups,
moi non plus je ne le ferai pas ». Elle me considéra autrement,
et nous avions pu alors commencer à travailler sur cette vision
du monde. Etait-ce vrai ? Etait-on tous des loups ? (A la fin je l’accueillais
d’ailleurs en hurlant à la mort !). Ayant recadré ce système
de pensée, modéré sa croyance, elle a pu ressortir.
Une croyance
n’est pas une vérité, une croyance est une théorie
sur la vie énoncée à travers de nombreux filtres,
tenue comme vraie, absolue mais non-vérifiée.
L’ émotion
est justifiée, est en cela complètement respectable quelle
qu’elle soit, mais la pensée en amont ne l’est pas. En cela, la
thérapie cognitive pourrait être appelée la "thérapie
du bon sens".

Pensées
automatiques
Le cognitivisme
est avant tout une science de la pensée.
On analyse
donc ce qui, dans les pensées, modes de pensées, dans les
croyances, disfonctionne et génère le mal-être.
Penser, chez
l’être humain se concrétise, schématiquement de deux
manières :
Pensées
automatiques
Ce mode de
pensée n’est pas contrôlé ou conscient.
L’individu
est passif. Ses pensées s’imposent à lui-même comme
des schémas prédéfinis issus de l’observation (subjective
et déformée) par le sujet de lui-même de son environnement
et de toutes leurs interactions.
Ex : «
ça n’arrive qu’à moi », «de toute façon
je vais me planter », «il ne me supporte pas … »
Ce mode de
pensée est donc automatique, immuable et constant : la pensée
contrôle le sujet
Pensées
rationnelles
Mode de pensée
contrôlé et conscient (autant que cela est possible et envisageable).
Il s’agit d’une pensée intentionnelle, plus ponctuelle.
Face à
un événement, on ne réagit pas automatiquement, on
ne se laisse pas influencer par un vécu, des interprétations
abusives et mécaniques.
On prend du
recul, on recherche une démarche logique et rationnelle : Le sujet
contrôle la pensée.
Du choix entre
ces deux modes de réponses de la pensée dépend l'équilibre
du sujet.
La démarche
cognitive propose de s’interroger sur ces pensées automatiques et
leur mise en place, pour, dans un second temps les remplacer par des observations
plus rationnelles et conformes à la réalité. Le sujet
reprend le contrôle de ses pensées et de leur pertinence.
Remettre en
cause ses a-priori, c’est se permettre de repartir sur de nouvelles bases,
de rendre possible le changement, de générer d’autres comportements
chez soi et, en interrelation chez les autres.

Distorsions
Les distorsions
de la pensée sont le fruit d’interférences arbitraires du
sujet sur ses pensées.
Ces processus
bien entendu, nourrissent et aggravent le mal-être.
Lectures
de pensées : l’individu pense savoir ce que pensent les autres
sur lui-même.
Ex :
« Ils me prennent pour un imbécile »
Affirmation
sans preuve : ce sont la plupart du temps des prédictions aléatoires,
à la forme négative.
Ex :
« De toute façon, on ne va pas y arriver »
Maximalisation
et minimalisation : Tendance à surestimer les échecs,
à sous estimer les réussites.
Ex :
«Là, de toutes façons, c’était trop facile.
Tout le monde pouvait le faire. »
Généralisations
abusives
Ex :
« les hommes sont des... »
Tout ou
rien :
Ex :
« on existe que quand on gagne»
Déduction
abusive ou sélective : tendance à ne retenir que ce qui
sert l’idée anxiogène, en le sortant de son contexte.
Ex :
« Il ne m’a pas passé le sel. Tu vois qu’il ne m’aime pas
»
Personnalisation
excessive des événements : ramener les événements
à soi.
Ex :
«Tout ce qui arrive est de ma faute»

Flêche
descendante
Intéressante,
cette technique montre la tendance du sujet stressé (et anxieux)
à choisir l’option la plus défavorable ou pessimiste. Cette
démarche cognitive est d’ailleurs tellement développée
que l’individu n’envisage plus que cette hypothèse catastrophiste.
Il se focalise sur une des facettes de la réalité qui s’offrent
à lui.

La flèche
descendante est une technique de découverte par le sujet de ses
schémas cognitifs de fonctionnements. La vision plus globale des
hypothèses permet de recadrer le regard qu’il porte sur le monde.

Restructuration
Cet ensemble
de techniques va permettre de dévoiler au sujet ses propres processus
cognitifs pour pouvoir les remettre en cause, construire une autre représentation
de la réalité. En cela, l’approche cognitive est un outil
important. Cette « mutation » cognitive, nécessaire,
est un élément fondateur du changement en thérapie.

Thérapie
comportementale - Notions
La thérapie
comportementale est construite sur le modèle de l’apprentissage,
du conditionnement plus particulièrement. Il s’agit de mettre en
place un nouvel apprentisage à la place d’un ancien, non-adapté
au bien-être.
La plus répandue
des techniques, utilisée d’ailleurs dans le traitement comportemental
de la boulimie est la désensibilisation systématique : on
expose le sujet au stimulus anxiogène afin qu’il s’habitue, apprenne
une nouvelle réponse. On demandera par exemple à une personne
boulimique de retarder le début d'une crise.
On parle beaucoup
des thérapies comportementales, au regard d’un certain succès
voire d’une certaine mode. Mais si succès il y a, c’est à
la faveur également d’autres facteurs parmi lesquels une restructuration
cognitive qui se met en place au fil des expositions.
Exposition
Quelques règles
comportementales sont utiles à connaître :
1) L’anxiété
baisse si on prolonge l’exposition.
L’anxiété
monte puis stagne, puis baisse. Il n’y a pas de bénéfice
à l’exposition si on quitte la situation pendant la montée
(échappement) mais augmentation de l’anxiété relative
à la dite situation.. Pour qu’il y ait habituation (diminution et/ou
disparition du conditionnement anxiogène), il est nécessaire
de quitter la situation quand l’anxiété se réduit
et/ou a disparu.
2) Le degré
maximal d’anxiété baisse si on répète les expositions.
Si on répète
une situation, elle est de moins en moins anxiogène.
3) La durée
de l’anxiété baisse si on répète les expositions.
Si on répète
une situation, le degré d’anxiété revient de plus
en plus vite à la normale.
L’idéal
en thérapie est d’aboutir à des expositions qui n’en soient
pas : avoir travaillé en amont avec une telle efficacité,
que l’exposition devient naturelle, non-problématique.

TCA
et Thérapies cognitives et comportemantales
Tout trouble
a une forte composante cognitive. Les troubles alimentaires n’en sont pas
exempts. Les systèmes de représentation favorisent voire
génèrent les comportements pathogènes, tels les compulsions
de la boulimie, de l’hyperphagie les privations de l’anorexie ou les désordres
de l’obésité. En thérapie des TCA, on rencontre toute
un système de pensée, de règles, dysfonctionelles.
Cela touchera par exemple l’alimentaire, les règles diététiques,
les régimes irrationnels. L’exigence, le perfectionnisme sont également
le fruit de toute une manière de penser, dichotomique (noir ou blanc),
de règles absolues et illusoires. dans un système familial
qui communique peu ou mal, les interprétations abusives, lectures
de pensées... sont nombreuses. Le conditionnement judéo-chrétien
(être fort, maîtriser ou ne pas montrer ses émotions,
sauver les apparences, préserver la loyauté familiale…) participe
également à tout un système de représentation
inextricable. De manière plus générale, les règles
morales, sociales, esthétiques et culturelles enferment encore la
personne dans un processus inadapté au bien-être. Bref, la
liste est longue et la thérapie cognitive est un bon outil
pour provoquer la mutation nécessaire à la résolution
du trouble alimentaire. Au dela du comportementalisme pur, d'exposition,
discutable, l'approche comportementale est aussi le terrain d'apprentissages
: apprentissage des habiletés sociales (affirmation de soi), de
l'intelligence émotionnelle (expresion de soi, des émotions...).
Le développement de ces compétences participe également
à l'évolution globale du sujet.

Bibliographie
| Manuel
de thérapie comportementale et cognitive / B. Samuel-Lajeunesse,
... / Dunod |
| L'entretien
en thérapie comportementale et cognitive / C. Mirabel-Sarron,
L. Vera / Dunod |
| Les thérapies
comportementales et cognitives / N. Jarousse / Ellébore |
| Précis
de thérapie cognitive / C. Mirabel-Sarron, B. Rivière
/ Dunod |
| Les thérapies
cognitives / J. Cottraux / Retz |
| Les thérapies
comportementales et cognitives / J. Cottraux / Masson |
| Thérapie
cognitive de la dépression / I.M. Blackburn / Masson |
| Précis
de Thérapie comoportementale et cognitive / G. Mihaescu / Editions
Médecine et hygiène |
| Dictionnaire
de psychothérapie cognitive et comportementale / D. Nollet /
Ellipses |
| Les bases
de la psychothérapie / O. Chambon, M. Marie-Cardine / Dunod |
Par
J. Boutillier
Thérapeute
et coach
Enseignant
en coaching, hypnose ericksonienne et PNL à l'Institut
Normand de Coaching et de Thérapies Brèves
Sophrologie
/ Relaxation
La
relaxation - Définition : recherche d’un état naturel
Lorsqu’on
évoque la relaxation, on pense volontiers à une activité
de salon plus ou moins ésotérique, sorte de ramollissement
somnolent.
Il n’en est
rien. Etymologiquement «Relaxer» signifie «re-libérer»,
à l’image du prisonnier qu’on relaxe.
Il s’agit ici
de libérer des ressources et énergies nouvelles, présentes
en chacun de nous.
Le relâchement,
tout comme la tension sont des états naturels.
Chaque fibre
musculaire a deux possibilités : se contracter ou se relâcher.
Culture et
société modernes nous apprennent à ne pas se laisser
aller. L’éducation est également un facteur déterminant.
L’individu, au fil de son histoire oublie le chemin qui mène au
relâchement.
Pratiquer
la relaxation, c’est guider corps et esprit vers la redécouverte
de cet état physiologique inscrit dans la mémoire cellulaire.
Se relaxer
n’est donc pas un phénomène artificiel ou extérieur.
Il s’agit de retrouver et de libérer des compétences perverties
par l’histoire de l’individu : la relaxation existe en nous de manière
naturelle, se relaxer, c’est donc aussi progresser dans la connaissance
de soi-même.
Dialogue
tonique
Tonus musculaire
La physiologie
de l’individu présente deux types de muscles :
- Muscles lisses
(ou muscles blancs) : leur contraction est autonome, involontaire ou soumise
au système nerveux végétatif.
- Muscles striés
(ou muscles rouges ou muscles squelettiques) : unissant les os, ils permettent
la mobilité du sujet. La contraction de ces muscles est volontaire,
soumise au contrôle cérébral.
Ce sont les
muscles striés, muscles volontaires, qui nous intéressent
ici. Ces muscles sont maintenus dans un état de contraction partiel
mais permanent : le tonus musculaire, qui permet par exemple de maintenir
le corps dans une situation donnée. Ce seuil minimal de contraction
est bien entendu variable selon l’individu.
Régulation
Les chocs,
émotions agissent sur la fonction tonique du muscle, d’où
l’importance de l’apprentissage de sa régulation en relaxation.
Selon ses capacités, le sujet répondra de deux manières
à une agression :
- Dérèglement
du tonus musculaire : agressé, le sujet se contracte exagérément.
Cette dépense d’énergie ne lui permet pas d’agir correctement
pour résoudre le problème. D’autres sollicitations surgissent.
N’ayant pas retrouvé tout son tonus musculaire, cette nouvelle agression
est encore plus mal vécue que la précédente… La tension
devient chronique.
- Régulation
du tonus musculaire : le tonus musculaire est plus bas. L’agression ne
crée pas ou pu de tensions. Le sujet peut réagir, avoir accès
à ses ressources puis retrouver rapidement et aisément son
état de départ.
Fonction
et dialogue tonique
La fonction
tonique est au centre de la vie de chaque individu. Dans sa relation
avec lui-même, mais aussi avec son environnement.
Dans ce cadre,
la relation à soi et au monde dépend essentiellement du dialogue
tonique que l’individu peut mettre en place. Répondre aux demandes
de manière sereine, dans un corps libre et épanoui, établir
une relation non-tensionnelle.
Ce dialogue
est autant physiologique que psychologique. C’est d’ailleurs là
une de ses spécificités. Réconciliant intellect et
corporalité, il apporte à l’individu une juste et libre appréciation
de la vie en relation. La maîtrise de ce dialogue est le but de la
relaxation.
Pratique
de la relaxation
Enseignement
La relaxation
est un enseignement qui tend à l’autonomie du sujet à son
développement personnel. Elle nécessite donc une disponibilité
minimale, autant intellectuelle que temporelle. Une acceptation, une prise
en compte des enjeux, un engagement.
Le sophrologue
ou relaxologue est un pédagogue. Il apporte les outils, techniques,
connaissances, un savoir-faire qui manquent au sujet pour accéder
à son projet : se retrouver pleinement.
Attention
Lors d’une
séance de relaxation, on recherche un état conscient de détente
psycho-corporelle. Qui dit conscience dit attention et maîtrise en
dehors de toute pensée ou crispation parasites.
Le but d’un
apprentissage de la relaxation dans le cadre de la gestion du stress est
de mettre en situation les connaissances acquises. Une attitude concentrative
est donc nécessaire : le sujet parvient à de nouvelles sensations,
perceptions et connaissances, les conscientise pour les utiliser ensuite
de manière judicieuse et efficace.

Le
lâcher-prise
Il s’agit
certainement d’une des notions les plus importantes du développement
de l’individu et de l’abord de ses dysfonctionnements.
Le lâcher
prise est généralement perçu comment un renoncement,
une non-activité : on s’abandonne. Il s’agit au contraire d’un élément
opérateur par excellence : il sous-tend une disposition mentale
nouvelle, génératrice de progrès.
Hors des stimulations
externes, des divers déterminismes, on peut intérioriser
une démarche, se concentrer sur soi, sur sa propre réalité
agissante. L’efficacité de l’individu dans un processus thérapeutique
de changement passe nécessairement par sa capacité à
lâcher-prise.
La
sophrologie - Définition
Étymologiquement,
la sophrologie est l"Etude de la conscience en harmonie". Il est
question plus clairement de développer la conscience humaine.
La sophrologie
est une méthode d’étude et de développement de la
conscience, la conscience étant ici la « connaissance immédiate
que chacun possède de son existence, de ses actes et du monde extérieur
».
En élargissant
la perception par l'individu des éléments physiques et psychologiques
qui le définissent, le sophrologue favorise l'expression de tout
son potentiel, permet d'harmoniser l'être avec son existence, d'épanouir
sa personnalité dans sa globalité et de contrôler la
régulation de son fonctionnement corporel et psychique.
Il est question
d’épanouissement personnel, d’équilibre, de connaissance
et de maîtrise de soi : en développant toutes ses potentialités,
l’individu élargit son champ de conscience, c’est à dire
la manière de s’appréhender et d’appréhender le monde.
Il s'agit
donc de développement personnel, d'un outil existentiel à
but pédagogique, thérapeutique ou prophylactique.
Outil
à prendre conscience
Sophrologie
signifie éthymologiquement l'étude de la conscience en harmonie
Il s’agit d’une
méthode d’étude et de développement de la conscience,
la conscience étant ici la « connaissance immédiate
que chacun possède de son existence, de ses actes et du monde extérieur
».
En empruntant
à Mr Vittoz les principes de sa rééducation psychosensorielle,
l’homme a deux facultés : émettre et recevoir :
- la pensée
émet.
- la conscience
reçoit, sous la forme d’images psycho-sensorielle.
En sophrologie,
le sujet développe sa réceptivité, élargit
son champ de conscience, c’est à dire la manière de s’appréhender,
d’appréhender les autres et d’appréhender le monde.
La pratique
sophrologique constitue donc un outil à prendre conscience. Elle
rejoint en cela les idées phénoménologiques. Loin
de toute démarche analytique, on porte son attention sur des phénomènes,
vécus et intégrés.
Le bébé
n’a un rapport avec ce qui l’entoure que sous la forme d’images sensorielles
(chaud / froid, agréable/désagréable, …). Ce n’est
qu’avec la conceptualisation par le langage qu’il quitte la sensation «
pure » et commence à émettre et à prendre sa
réelle dimension cognitive. Les pensées, schémas de
représentations, images mentales, façonnées par l’individu
en inter-relation avec le milieu dans lequel il évolue proposent
alors une vision du monde déformée, réductrice voire
dysfonctionnelle.
La sophrologie
permet un juste retour au phénomène, à la sensation.
Libéré de tout déterminisme, le sujet peut être
en contact avec lui même, développer ses potentiels, se connaître
mieux, élargir un champ de conscience jusque là entravé
et réduit.
Si l’on considère
la sophrologie comme un « outil à prendre conscience »,
plus qu’une discipline isolée, il s’agit plutôt d’un moyen
efficace d’exponentialiser, de développer toute démarche,
pédagogique, thérapeutique ou prophylactique et ainsi d’en
accroître les effets.
Le
schéma corporel
Les difficultés
que vit un individu trouvent nécessairement leurs racines dans une
disharmonie :
Disharmonie
entre l'individu et lui-même : "je suis moche"
Disharmonie
entre l'individu et les autres : "On se fiche de moi"
Disharmonie
entre l'individu et le monde : "Tout est contre moi"
L'individu est
sans conteste le dénominateur commun de ces discordances, l'élément
fondateur de la problématique humaine. Avant toute chose, il semble
donc logique et incontournable de se pencher sur l'individu, à travers
son témoin le plus crédible : la corporalité.
La sophrologie
permet à l'individu de prendre conscience de sa réalité
physique, sans interférences des déterminismes sociaux, familiaux
ou psychologiques.
La prise de
conscience en tant que réalité vécue de son schéma
corporel est le chemin aussi sur qu'incontournable de la révélation
d'un individu à lui-même. Le corps et le monde des sensations
sont les témoins indiscutable d'une rencontre authentique.
Principe
d'action positive
Définition
N'importe quelle
action, sensation positives, vécues par l'être humain
sous quelque apparence que ce soit, a des conséquences positives
sur l'ensemble de sa conscience.
Pourquoi
le positif?
L'homme moderne,
malade ou non, n'enregistre le plus souvent dans la vie que des faits négatifs.
Le corps n'est envisagé que dans la douleur. Les pensées
ou les images mentales sont négatives. Ce phénomène
entraîne nécessairement un climat psychologique néfaste.
Les expériences
positives enracinent et justifient l'individu. Il ne s'agit pas de tomber
dans un optimisme béat, mais plutôt de redonner au positif
sa fonction constructrice.
En sophrologie,
on ne considère plus le passé comme une succession de catastrophes,
mais on considère les périodes, actions ou sensations de
bonheur passées, en partie oubliées. On les vit, corporellement,
mentalement. On réhabilite le corps, la fonction sentiment, et cela
de manière positive.
Ce vécu
positif rappelé à la conscience permet d'élargir son
champ d'expression, de soulager les difficultés vécues "ici
et maintenant" et d'envisager l'avenir de manière plus ouverte.
Toute construction se fait sur des sensations positives.
Réalité
objective
La démarche
sophrologique s’inscrit dans le réel. Il ne s’agit nullement de
se couper du réel mais de s’y adapter, de, développer des
ressources adaptées à l’environnement, aux situations.
L'imagination
Définition
"C'est la
capacité de se représenter des objets, phénomènes
ou événements absents"
Réhabilitation
L’imagination
est prépondérante dans l’évolution de l’individu.
Elle ouvre le chemin de voies nouvelles.
L'imagination,
la visualisation d’un projet représentent le premier pas, essentiel,
de sa réalisation.
La recherche
d’une évolution, d’un état, de sensations en sophrologie
passe donc par une réhabilitation de l’imaginaire et par son utilisation
en tant qu'outil de développement personnel, d'évolution
ou de changement.
La
respiration
Respiration
- Emotion
La respiration
est la seule fonction vitale dépendante du système neuro-végétatif
que l’homme puisse maîtriser. Participant à la régulation
du système nerveux, de la circulation sanguine, la fonction respiratoire
est bien entendu capitale d’un point de vue physiologique.
D’un point
de vue psychologique, la relation entre respiration et état émotionnel
n’est plus à prouver. Mais, dans le cadre de la gestion émotionnelle,
l’important est de constater que cette relation est bilatérale :
La vie psychique
influe sur la respiration.
La respiration
influe sur la vie psychique.
Fonction
respiratoire
Pour respirer,
il faut des muscles. Le diaphragme est le muscle le plus important de la
fonction respiratoire.
Dans une respiration
libérée, le diaphragme s’abaisse à l’inspiration et
monte à l’expiration.
Il assure
une respiration ample et abdominale.
Dans les respirations
superficielles, irrégulières, arythmiques, le diaphragme
est souvent bloqué. Des tensions musculaires contrarient la liberté
du souffle, ce qui impose &agra